M. O. P et Onyx à Dakar, une longue histoire du hip hop au Sénégal
By Umàr Sall
10 Juil 2017 - 12:20
Si aujourd'hui Dakar reçoit MOP, Médine ou ONYX c'est grâce à Africulturban, créé par Matador de Wa BMG44, une histoire collective de près de trois décennies dont les premières pages sont écrites en 1988, dit-on.
Si on lie souvent la naissance du rap au Sénégal à l’année blanche de 88, on n’explique pas encore comment les premiers enregistrements nous sont plutôt venus… d’Italie avec les immigrés Mbacké Dioum avec la chanson « sama yaye » et Mc Lida avec l’album Mc number 1 en 1990.
La compilation DK 1992 portée par François Bellorgey alors directeur du centre culturel Français, est éditée ; juste avant la première production du Positive Black Soul (PBS). 1993, apparaissent le Pee Froiss et le Daara-J.
Le mouvement atteint alors sa vitesse de croisière grâce à la mise en place d’une filière complète, allant de la production (Talla Diagne, Optimiste Production de Safouane Pindra, etc.), à la diffusion (émissions radio et TV, festivals d’ampleur, etc.), en passant par une commercialisation massive.
2000 : premier sacre international avec le double disque d’or de l’album Genèse de Passy avec Bideew Bou Bess et Daara J en featuring. De fortes personnalités ont, dans la foulée (ou à l’origine, c’est selon) contribué à l’écriture de cette belle et parfois douloureuse histoire qui a aussi enfanté « Y en a marre ».
Des publications importantes sont, depuis, consacrées au hip hop sénégalais avec des ouvrages des Pr Ndiouga Benga, Mamadou Dramé, Abdoulaye Niang, Kalidou Sy et Fatou Kande Senghor et abordent toutes les branches de la grande famille de cette discipline devenue incontournable (graffiti, djing, bboying, etc.).
La création, par la Ville de Dakar, de la Maison des Cultures Urbaines (MCU) et, par l’État du Sénégal, du Fonds de développement des cultures urbaines (Fdcu) sont de ces mesures politiques qui accompagnent la meilleure structuration de ce genre qui subit durement l’insuffisance des ressources financières, humaines et techniques aussi bien en capitale que dans les régions où de grands événements résistent encore à la précarité : Kaolack, Tamba, Louga, Rosso, etc.
Bravo encore à tous ceux et toutes celles qui se battent quotidiennement pour entretenir la flamme.
PS : ce papier est juste un modeste rappel d’un sujet déjà largement abordé sur Facebook par des jeunes qui oeuvrent pour la culture urbaine au Sénégal comme Pape Mamadou Camara ou Maman Faye.
Most popular
Franco Luambo : un film-documentaire d’envergure annoncé pour les 70 ans du TP OK Jazz
04 Fév 2026
France : Gims annonce un concert exceptionnel au stade Vélodrome en juin 2027 !
04 Fév 2026
Appel à contributions : Arts visuels et production culturelle au Moyen-Orient et en Afrique du Nord – MERIP Été 2026
04 Fév 2026
Appel ouvert : Africa Music, Arts & Culture Awards (AMACA) 2026
04 Fév 2026
Comment écrire un profil artiste professionnel sur Music In Africa
03 Fév 2026
Appel ouvert : 10e Édition du festival International FiGAS
03 Fév 2026
Sponsored
Disclaimer: Music In Africa provides a platform for musicians and contributors to embed music and videos solely for promotional purposes. If any track or video embedded on this platform violates any copyrights please inform us immediately and we will take it down. Please read our Terms of Use for more.
Please log in to post a comment.