Lil K : « nous les jeunes, représentons l’espoir du secteur musical africain »
By Jean de Dieu BOUKANGA
19 Nov 2020 - 07:07
Jeune compositeur aux origines burundaises qui a récemment plublié l'album Confusing Solution, Lil K fait partie de ces créateurs qui en Afrique de l'Est, sortent des sentiers battus pour développer une musique d'un nouveau genre. Depuis Kigali, la capitale rwandaise où il est établi, il s'est confié à notre rédaction sur ses plus grandes ambitions.
Bonjour Lil K, voudrais-tu nous faire une présentation de toi et de ta musique ?
Bonjour Jean ; à l’état civil, mon nom est Owen Berel Karagira, mais Lil K est le pseudonyme que je me suis attribué pour ma carrière musicale. Je suis un auteur-compositeur et interprète de 19 ans, qui est passionné d’art en général. J’ai également un faible pour le sport, d’ailleurs je pratique de l’escrime au niveau professionnel.
Dès 2015 j’ai commencé à écrire des textes et monter sur scène pour des freestyles, mais c’est en 2018 que j’ai fait mon premier pas de professionnel dans la musique, en enregistrant le single « Seen », en collaboration avec Nganji, le producteur de mon label Green Ferry Music.
Pour ce qui est de ma musique, il faut dire qu’elle ne se limite pas à un seul genre. J’ai des inspirations multiples qui peuvent aller du trap au old school hip hop, en passant par l’afrobeats. Mais s’il fallait employer un terme générique pour englober tout cela, je dirais que je fais du hip hop.
[video:https://www.youtube.com/watch?v=OS-C2LdrseU width:850 height:480 autoplay:0]
Le titre de ton nouvel album de 14 titres, Confusing Solution, est une véritable énigme. Pourrais-tu nous l’expliquer ?
« Solution » parce que j’ai la ferme conviction que ma musique et celle des autres de ma promotion pourrait être une clef pour le dévéloppement de l’industrie musicale africaine, qui mériterait une plus grande reconnaissance à travers le monde. Oui, nous les jeunes, représentons l’espoir du secteur musical africain !
Avec « Confusing », j’émets tout de même une réticence ; je me demande si les médias, producteurs, labels et autres personnes sensées accompagner la jeunesse, sont vraiment disposées à porter haut son message.
Nous les artistes de la nouvelle génération avons choisi de nous départir des codes laissés par les anciens. En Afrique de l’Est notamment, nous développons une musique populaire nouvelle, avec des sonorités et des messages qui changent de la pop d’avant. Là où nos prédecesseurs parlaient de la vie dans le ghetto par exemple, nous avons pour notre part choisi de traiter de la célébrité et des médias sociaux. Notre tendance sera-t-elle soutenue ? Je reste perplexe.
Tu évolues au Rwanda qui est un pays anglophone et tu as choisi d’enregistrer 90% de ton album Confusing Solution en français. Penses-tu que ce choix soit pertinent ?
Vous savez, je suis originaire du Burundi qui est un pays francophone ; d’ailleurs, c’est là-bas que ma musique est plus écoutée, d’où le choix de m’enregistrer en français.
Mais à mon avis, la question de la langue ne se pose pas trop quand la musique est de qualité. Où que tu sois et peu importe la langue que tu parles, si ton son est agréable, les gens peuvent le consommer.
Ton actualité musicale est aussi marquée par ta nomination au concours Take Back The Mic, pourrais-tu nous en parler ?
Oui Jean, j’ai eu la chance d’être retenu parmi les 3 artistes qui représenteront le Rwanda dans ce programme sélectif. Take Back The Mic est un concours de musiques urbaines initialement lancé en Amérique latine, qui s’est étendu cette année en Afrique.
La compétition est à présent lancée, donc j’appelle tous ceux qui liront cette interview à télécharger l’application Take Back The Mic sur leurs smartphones, à chercher Lil K et à liker mon contenu pour me donner la chance de remporter les 25 000 dollars promis au gagnant.
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Si ce n’est pas indiscret, que tu ferais-tu de ces 25 000 dollars si tu venais à les remporter ?
Le plus grand obstacle que je rencontre dans le développement de ma jeune carrière est celui de faire des vidéos de haute qualité ; cela demande parfois de grands budgets alors que la musique ne m’assure pas encore de grands revenus. Si j’empochais cette somme, je l’utiliserais dans un premier temps pour tourner de bons clips sur quelques titres de mon album.
Aussi, je soutiendrais quelques amis qui font de la bonne musique et qui manquent de moyens pour tourner des vidéos alléchantes.
Tu as choisi de vivre au Rwanda, un pays que beaucoup d’Africains considèrent comme un vrai modèle de développement. Qu’as-tu à dire de cette nation ?
J’ai juste envie de dire « Visit Rwanda » ! Ce pays est immensément riche du point de vue culturel et il regorge de talents dans tous les domaines artistiques. Pour s’inspirer, découvrir de belles choses et passer du bon temps, ce serait vraiment une bonne idée de venir au Rwanda !
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