La CISAC annonce une baisse de 1 Md€ des collectes mondiales de redevances musicales en 2020 en raison de la pandémie
By Lamine BA
29 Oct 2021 - 09:24
Les collectes mondiales de redevances pour les créateurs d'œuvres musicales, audiovisuelles, artistiques, dramatiques et littéraires ont diminué de 9,9% à 9,3 milliards d'euros en 2020, ce qui représente plus d'un milliard d'euros de pertes dues à la pandémie de COVID-19.
C’est ce qu’indique le rapport 2021 sur les collectes mondiales de la Confédération internationale des sociétés d’auteurs et compositeurs (CISAC) publié cette semaine.
Le total des collectes a diminué, car les mesures de verrouillage ont vu les revenus des performances en direct et en public diminuer de près de la moitié (45,4%) dans le monde. La baisse des perceptions a été partiellement compensée par une hausse des redevances numériques, qui a entraîné une augmentation de la consommation de streaming audio et vidéo dans le monde, ainsi qu’une forte activité de licence par un certain nombre de sociétés membres de la CISAC dans le monde.
En Afrique, les redevances perçues par les sociétés membres de la CISAC sont passées à 63,9 millions d’euros en 2020, indiquant une baisse de 20,1 % pour tous les répertoires. Le secteur du spectacle vivant et public a subi les plus grosses pertes avec des collectes en baisse de 28,3 %, suivi de la télévision et de la radio, qui ont baissé de 6,3 %.
L’Afrique du Sud est toujours le plus gros contributeur du total des collectes dans la région avec 57%, tandis que l’Algérie, le Maroc et la Côte d’Ivoire ont contribué collectivement à 27,7%. L’Algérie a cependant fait état d’une baisse significative des redevances de 62,4%.
Les collectes numériques et multimédias de la région ont diminué de 35,3% en raison d’une forte baisse des collectes pour les sonneries en Algérie. Le reste de l’Afrique a augmenté de 15,3 %. En Afrique du Sud, une augmentation de 39,9 % du numérique et une augmentation de 13,6 % des redevances de diffusion ont fait grimper les collectes totales à 39 millions d’euros, soit une hausse de 10,5 %.
La CISAC explique que l’amélioration des collectes numériques en Afrique du Sud est en partie due à la société de collecte locale, l’Association des compositeurs, auteurs et éditeurs (CAPASSO), qui négocie activement de nouvelles licences mécaniques numériques et des accords réciproques avec des sociétés voisines telles que COSBOTS au Botswana, comme ainsi que plusieurs petites réussites numériques au Malawi, au Kenya et en Guinée.
Les redevances pour copie privée en Afrique ont diminué de 16%, principalement en raison d’une baisse drastique en Algérie. La copie privée continue d’être un flux de collectes précieux et largement inexploité pour les créateurs de la région, neuf pays ayant à la fois des structures de rémunération et de distribution en place. Le Malawi a vu les collectes augmenter de 33,1% en 2020 à la suite d’un changement de législation un an plus tôt.
D’un autre côté, les collectes de spectacles vivants et publics en Afrique ont diminué de 28,3%, la survie de nombreuses organisations de gestion collective dans les petits pays étant menacée par l’impact de la pandémie. Le chiffre d’affaires a diminué de 80 % à Madagascar et de plus de 70 % à l’Ile Maurice, au Cameroun et au Cap-Vert. Globalement, la collecte des spectacles vivants et publics a baissé de 45 %, soit 1,2 milliard d’euros.
Les revenus de l’exploitation d’œuvres musicales ont baissé de 10,7 %, 80 % de cette baisse de près d’1 milliard d’euros étant enregistrée en Europe. Les collectes de musique en Asie-Pacifique et en Amérique du Nord, soutenues par des parts numériques plus élevés, ont pu mieux résister à la pandémie par rapport à d’autres régions. La plupart des grands pays collecteurs ont enregistré des baisses significatives de leurs revenus, l’Italie enregistrant une baisse de 309 millions d’euros (35,1 %), tandis que le Royaume-Uni et la France ont cumulé une baisse de 274 millions d’euros.
Les sociétés rapportent que le déclin de la musique live, en particulier, a eu un impact négatif disproportionné sur les collectes des membres locaux, tandis que l’augmentation des revenus numériques a tendance à augmenter les revenus internationaux. La diffusion reste la plus grande source de collectes musicales, malgré une baisse de 4,4%. La baisse du chiffre d’affaires CD et vidéo s’est poursuivie avec une baisse de 4,8%. Le numérique est la deuxième source de revenus la plus élevée, les collectes numériques augmentant de 16,6 % pour atteindre 2,4 milliards d’euros.
Téléchargez le rapport complet de la CISAC ici.
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