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Maahlox : « le rap africain a sa place sur la scène internationale »

Walter Badibanga

By Walter Badibanga

18 Avr 2018 - 16:47

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Dans un entretien accordé au magazine français Les Inrockuptibles, le célèbre rappeur camerounais Maahlox a entre autres évoqué le hip-hop au Cameroun et la montée en puissance du rap africain en France.

Le rappeur camerounais Maahlox pendant un concert

Selon le jeune artiste, le rap au Cameroun commence  à percer avec notamment l’arrivée des médias privés. « La CRTV (la chaîne publique camerounaise) ne diffusait pas de musique urbaine, c’était presque interdit. Les anciens ne la considéraient même pas comme de la musique et ça nous a fait prendre beaucoup de retard. Le hip-hop était tabou », a déclaré Maalhox, qui reconnaît également qu’il y a beaucoup d’avancées depuis, notamment avec la libération de l’espace médiatique. « Avec de nouvelles chaînes de télévision et de radio, la musique de rue s’est fait davantage remarquer. Aujourd’hui, les rappeurs camerounais peuvent percer un peu plus vite ».

Mais le rappeur met tout de même un bémol. Il estime que les médias sont importants, mais ne sont pas forcément un passage obligé pour les artistes.

« Quand j’ai sorti la chanson « La bière, c’est combien ici ? », j’ai commencé à être sollicité en Europe, car ma musique parlait à la jeunesse africaine. Et de manière spontanée, ça a commencé à tourner et on m’a sollicité ». Il rappelle aussi que dans la tradition hip-hop c’est souvent la rue qui exporte cette musique.

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Pour lui, c’est surtout grâce à Internet que les rappeurs africains se font connaître en Europe et tissent un lien avec les rappeurs issus de la diaspora.  « Des véritables ponts se créent. Aujourd’hui, Niska peut écouter ma musique en France, et je peux écouter la sienne, sans passer par la télévision. C’est bien plus facile ».

Sur son prochain album, Maahlox dit qu’il travaille avec certains  rappeurs français. On se demande si ça sera MHD (le jeune rappeur français d’origine guinéenne qui a popularisé l’afrotrap) ou Niska (qu’il l’avait invité à chanter sur scène à Douala en février dernier) ? Le jeune artiste n’a pas souhaité donner de noms pour le moment. 

Maahlox pense également que le rap africain a sa place sur la scène internationale : « Il y a un véritable retour aux sources. Les musiques africaines, les instruments du pays, le djembé, sont rentrés dans le hip-hop ».

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Comme en témoigne le succès planétaire du tube « Coller la petite » du rappeur camerounais Franko, qui frôle les 50 millions de vues sur YouTube. « Un bel exemple à suivre et rééditer », selon Maahlox. « Nous nous étions jamais fait entendre aussi loin, surtout pour des chansons purement camerounaises dans l’approche et le texte ».

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