La musique « Mahraganat » partiellement réhabilitée en Egypte
By Amin B
02 Juil 2021 - 07:27
Le très puissant gendarme de la culture en Egypte, le Syndicat national des musiciens, a finalement permit aux artistes du « Mahraganat » de rejoindre le syndicat, mais uniquement dans la section « Monologues ». Une admission qui leur permet tout de même de se produire en public.
En février 2020, un communiqué du même syndicat annonçait une interdiction totale de se produire sur scène ciblant l’ensemble des artistes du mouvement électro « Mahraganat ».
Le syndicat jugeait les paroles des chansons de ce courant musical trop grossières, non conforme aux meurs du pays et dénonçait leur contenu, selon lui, à caractère sexuel. Bien que considéré comme trop vulgaires par certains musiciens et artistes du système, les jeunes artistes de ce courant populaire explosent les compteurs de Youtube et étaient, de ce fait, tolérés dans certains médias.
Cependant c’est lors d’un concert le,14 février 2020, de Hassan Chakouch, l’un des principaux chanteurs de Mahraganat, que les autorités ont décidé de sévir.
L’artiste y a interprété son mega-tube « Bint al-Giran » (La fille des voisins) qui a réuni plus de 500 millions de vues sur Youtube depuis sa sortie, devant un public de plus de 60.000 fans reprenant les paroles de sa chanson « Je bois de l’alcool et je fume du hashish ». La scène avait suscité un tollé chez les conservateurs et la sentence était tombée quelques jours plus tard.
Initié dès la fin des années 2000, le mouvement « Mahraganat » (signifiant littéralement festival en arabe), a débuté dans les bidonvilles du Caire avant d’envahir tout le pays.
La musique est très vite devenue incontournable dans toute fête, mariage ou baptême, avant de devenir le symbole de la contestation durant la révolution.
Utilisant des logiciels gratuits ou bon marché, les jeunes musiciens remixe la musique traditionnelle égyptienne avec des sons électroniques tout en s’inspirant du rythme des rappeurs.
Des enregistrements amateurs aux mix sur-saturés, accompagnés de grosses percussions sur lesquels s’ajoutent des voix ultra autotunées, relatant la vie quotidienne des bidonvilles du Caire et d’Alexandrie: misère, sexe, famille, religion, drogue, répression policière et autres mesures liberticide… le cocktail est explosif. Trop explosif pour les commissaires de la morale qui assortissent leur autorisation d’exercer de conditions très strictes sur le respect « aux valeurs égyptienne ».
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