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8 reggae women africaines à suivre absolument

Inhouse team

By Inhouse team

13 Mar 2020 - 17:10

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Style à l'ADN militant, né vers la fin des années 60 en Jamaïque, le reggae en Afrique a presque toujours été rarement l'apanage des femmes. Pourtant, il y a celles qui, malgré les obstacles, parviennent, au prix de leur courage et de leur abnégation, à émerger sur cette scène fortement masculine.

Voici 8 reggae women d'Afrique de l'Ouest à suivre absolument !

Nourat, Sista Ouly et Sista Mam.

Sista Mam – Mali

Sista Mam, de son vrai nom Mariam Sangaré, est sans conteste la plus grande figure féminine du reggae malien. Sa musique, mélange de dancehall, de roots et de sonorités traditionnelles plaide la cause des femmes et l’amélioration du système éducatif malien.

À travers ses textes, souvent écrits en français, en bambara ou encore en anglais, Sista Mam parle aussi des richesses de l’Afrique et propose des solutions de sortie de crise pour son pays, le Mali.

Chanteuse et pianiste de talent, Sista Mam qui est aussi l’initiatrice du MaliFesti Reggae, a su transmettre sa passion à d’autres femmes, notamment à sa soeur Queeny Mamy, chanteuse et adepte du reggae elle-aussi.

En 2019, elle a reçu le prix Kandioura Coulibaly, qui récompense les acteurs les plus engagés dans la promotion des cultures maliennes et africaines.

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Sista Ouly – Sénégal 

Au Sénégal, quand il faut parler du reggae au féminin, on pense tout de suite à Sista Ouly…

Il faut dire que le virus de la musique, cette native de Dakar (Sénégal) l’a très tôt reçu de son père musicien, et de sa mère, technicienne du son.

Fort logiquement, Sista Ouly a choisi d’évoluer dans l’art du son, en adoptant le reggae, qu’elle considère comme le style le plus adapté à son combat pour la cause des femmes, oubliés du « système » et enfants de la rue. Son clip « Dafa tar », paru il y a une semaine, dénonce des formes d’injustices sociales qu’elle a dénotées dans son pays, le Sénégal.

Le leitmotiv de ses créations : l’unité et le développement.

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Mama Kaffé – Côte d’Ivoire

Née à Abidjan, en Côte d’Ivoire, Mama Kaffé a baigné dans les musiques traditionnelles de son terroir au cours de son enfance. C’est à l’occasion de ses voyages au Sénégal, au Burkina Faso ou encore en France, qu’elle s’est découverte une passion pour le reggae. 

Sa rencontre en 2007, avec le célèbre batteur et percussioniste reggae Bongo Herman, à l’occasion d’un séjour en Jamaïque, déterminera son choix d’évoluer dans ce genre musical.

Parmi ses plus grands succès, la reprise du titre « The beauty of Jah Plan » de Rita Marley, sacrée meilleur clip vidéo aux Akademia Music Awards en 2017.

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Nourat – Burkina Faso

Comme les autres chanteuses, Nourat a des dreadlocks et surtout, une passion infaillible pour le reggae.

Diplômée en anglais, rien ne prédestinait cette native de Ouagadougou (Burkina Faso) à une carrière musicale. Pourtant, c’est cette voie que Nourat a choisi pour inspirer les jeunes de son pays et interpeller les autorités sur la condition du peuple.

Compositrice engagée, qui exprime ses pensées sans euphémisme, Nourat, leader du groupe « Les lions », a reçu en 2013, le Kundé d’or du meilleur artiste féminin.

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M’press Celyah – Cap-Vert 

Cécilia Irma Goncalves à l’état civil, M’press Celya est une reggae woman originaire du Cap-Vert.

Elle propose un reggae soft, caractérisé par une prééminence de la guitare sèche dans l’instrumentation. Ses textes souvent écrits en anglais, en français, en wolof ou en créole, parlent de la vie quotidienne et de l’homme.

En 2019, M’press Celyah a livré un show remarquable sur la scène du Festival Reggae Top Fiesta au Sénégal.

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Empress Rubben – Côte d’Ivoire

Dans le langage rastafari, Empress Rubben signifie l’« impératrice de la première tribu ». C’est le nom de scène qu’a choisi Audrey Ouattara, pour évoluer dans l’univers du reggae.

Sa musique puise ses racines dans le negro-spiritual et fait l’apologie de Haïlé Sélassié 1er, ancien empereur d’Éthiopie, qui est une véritable référence pour les rastas.

En 2017, Empress Rubben a sorti sorti un album titré Lumière, qu’elle a présenté au village rasta Vridi en Côte d’Ivoire. Elle y aborde le sujet du déracinement culturel en Afrique.

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Kezita – Togo

Surnomée « Ghetto girl » par ses voisins à Lomé (Togo), Kezita est une chanteuse togolaise qui a littéralement atterri dans l’univers du reggae, après s’être essayée au gospel, au rnb et au blues.

Adepte de la philosophie rastafari, elle pense que le reggae peut contribuer au changement des mentalités en Afrique.

« Il y a des maux comme la pauvreté, la famine, la guerre et le racisme qui sont toujours là et sur lesquels il faut conscientiser les gens ; il faut éduquer et rééduquer les gens, surtout la jeunesse actuelle», a-t-elle sorti, pour justifier son engagement artistique.

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Sèbodé Sabirath Edjamian – Bénin

Grande admiratrice de Bob Marley, Luky Dube, ou encore Alpha Blondy, cette ancienne membre de l’orchestre des kasseurs de l’EAGE à Cotonou (Bénin), est tombée sous le charme du reggae vers la fin de son adolescence. Depuis lors, elle a choisi de s’approprier ce style.

Sèbodé Sabirath Edjamian pense que les femmes sont peu attirées par le reggae au Bénin, parce que ce style musical, souvent associé à tord à la drogue et à la délinquance, n’est pas suffisamment promu à l’échelle nationale.

« Le reggae est un style musical particulier ; il est de ces genres qui ont besoin de canaux spécifiques de diffusion et de promotion pour être valorisés. C’est ce qui manque au Bénin », a-t-elle expliqué.

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