Être griotte aujourd’hui en Casamance
By Inhouse team
31 Juil 2015 - 19:05
Titre : Être griotte en Casamance aujourd'hui : Analyse des conditions du métier et du contenu des chants des griottes mandingues (Mémoire de Master)
Auteur : Laura Inés Machín Álvarez
Année : 2008
La griotte, tout comme le griot, exerce une activité professionnelle qui trouve sa place dans les recherches sur la littérature orale. Etant donné que, chez les femmes, cette parole s’exprime le plus souvent par le chant, l’activité de la griotte doit être étudiée aussi sous l’angle de l’ethnomusicologie ou la musicologie comparée. Nous ferons donc une brève présentation de ces deux domaines de recherche: la littérature orale et l’ethnomusicologie. Dans l’une comme dans l’autre discipline, nous limiteront le champ aux recherches sur l’Afrique, et en particulier au groupe mandingue en Afrique de l’Ouest.
L’objet de cette étude est d’examiner les conditions du métier des Jelimuso ou griottes mandingues du Sénégal, ainsi que leurs chants et le contenu de ceux-ci. Ces bardes féminines, avec leur homologues, les jeli ou griots, sont membres d’une caste chargée de la détention de la tradition orale et de la transmission de l’histoire sous forme de musique et de poésie. Leur activité principale est de chanter des louanges. Les griots ont leur origine dans l’ancien Empire du Mali, fondé au XIIIème siècle, ayant pour fonction de transmettre de père en fils et de mère en fille les paroles héritées des ancêtres. Le choix du sujet a eu pour point de départ notre intérêt pour la musique africaine et la littérature subsaharienne.
Ce mémoire se fonde sur l’analyse d’une enquête menée en Casamance aux mois d’avril et mai 2005. Les griottes sont présentes à toute manifestation culturelle, et certaines fêtes ne se conçoivent pas sans leur présence. Elles jouissent d’une grande liberté de parole, et, en plus de chanter des louanges, les griottes remplissent le rôle de conseillères et de médiatrices.
À travers ces activités différentes, effectuées professionnellement, elles subviennent à leurs besoins. Mais c’est un métier risqué du point de vue économique, la fréquence de leurs tâches artistiques étant variable : comme l’a dit une griotte, « Amul heure » , ‘Il n’y a pas d’heure’, c’est-à-dire des jours pour exercer, et de ce fait les revenus sont incertains. Les jelimuso sont fières de leur condition et quelques enquêtées témoignent même d’un grand bonheur d’être nées au sein de cette caste. Il leur arrive de se vanter de leur propre talent – « Tout le monde peut chanter, mais les voix ne sont pas les mêmes » – et laisser entrevoir une rivalité latente entre elles…
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