Sauti Za Busara 2017 : 4 nuits de marathon musical
By Lamine BA
15 Fév 2017 - 18:57
Youssouf et son équipe on peut être trouvé la recette pour réussir un festival de rêve : un lieu plein de cachet, une programmation qui privilégie la vraie bonne musique, le tout dans un environnement politique et culturel favorable.
Cette année, la musique reggae était à l’honneur avec à l’affiche des pointures africaines dans le domaine : le Ghannéen Rocky Dawuni, le Marocain Bob Maghrib ou encore le groupe Éthiopien Sami Dan & Zewd Band, mais bien d’autres genres musicaux étaient représentés : le taraab, musique traditionnelle tanzanienne, la musique des îles, la musique Bissau guinéenne, Kényane, Mozambicaine ou encore celle du Cameroun.
Plein feux sur 4 nuits de marathon musical ou là magie à parfois opéré.
Placé sous le thème #Africaunited, Sauti Za Busara 2017 a tenu toutes ses promesses.
Dès la première soirée, le big band Swhahili Encounters, formé pour l’occasion, a donné le ton en faisant vibrer le public (un peu clairsemé le premier jour) avec des sonorités fusionnant musiques tanzaniennes et maghrébines.
Ces musiciens usant avec une dextérité incroyable d’instruments traditionnels et modernes réalisent des expérimentations sonores uniques, créant des moments intenses et magiques.
Un autre moment qui a retenu l’attention a été sans doute, la performance de la bassiste et chanteuse Grace Barbé avec sa musique des îles et ses histoires pleines d’humour, de sensualité et de coquinerie sur les « coconuts » (euphémisme pour nommer les formes généreuses des femmes des iles). Elle a fait danser tout le monde avec ses sonorités aux diverses influences.
Sami Dan et Bob Maghrib ont été pour moi les plus belles trouvailles du festival.
Entre les compositions originales de Sami qui sentent bon l’Ethiopie, et les interprétations des tubes de Marley estampillées Bob Maghrib et le Swahili Encounters, les deux chanteurs ont littéralement transporté le public.
L’autre découverte est KyeKyuku, que Music In Africa vous a fait découvrir l’année dernière, vous vous souvenez : le musicien ghanéen qui met le palm Wine au goût du jour ? Le « Fela Boy » avec sa guitare et ses mélodies typiques a également tenu en haleine le public avec une prestation solide, sans fioritures.
Si le deuxième et troisième jour étaient très animés et les concerts pleins de monde, le dernier jour a semblé moins enflammé avec des prestations chaleureuses mais moins trépidantes du Camerounais Roland Tchakounté, des rappeurs Mozambicains Simba & Milton Gulli et de Rocky Dawuni qui a bouclé cette édition 2017.
Busara est une expérience unique qu’il faut vivre pour en saisir toute la beauté.
Outre la musique, l’attrait et la puissance du festival résident certainement aussi dans le lieu marqué par l’histoire qui abrite les concerts. En effet, le vieux fort de Stone Town, construit par les arabes dans les années 1600, a été utilisé tour à tour comme prison et lieu d’exécution puis comme Club de tennis par les Britanniques au début des années 50.
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