Africa Day 2021 : découvrez notre playlist spéciale !
By Jean de Dieu BOUKANGA
25 Mai 2021 - 15:05
L'histoire de l'Afrique a toujours été bien contée par ses artistes à travers des œuvres cultes qui témoignent de la résilience et des progrès du continent. Ces créateurs ont fourni des éléments essentiels pour peindre le portrait d'un continent berceau de l'humanité, avec un vaste patrimoine historique et d'une richesse culturelle incontestable.
À l'occasion de l'Africa Day ce 25 mai, Music in Africa vous propose une playlist exceptionnelle en l'honneur du continent.
Cette année, les célébrations de la Journée de l’Afrique – anciennement dénommée Journée de la liberté africaine ou Journée de la libération africaine, et célébrées chaque année en commémoration de la fondation de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) le 5 mai 1963 – se déroulent sous le thème Arts, culture et patrimoine : des leviers pour construire l’Afrique que nous voulons.
« La musique de l’Afrique est puissante », avait déclaré un jour le fondateur de l’afrobeat, Fela Kuti, qui comptera à jamais parmi les plus grands ambassadeurs culturels du continent. « C’est le son d’une communauté », avait-il ajouté.
Notre playlist de l’Africa Day 2021, constituée avec l’aide de nos rédacteurs régionaux et publiée en commémoration de cette journée spéciale, s’inspire fortement de l’observation constante de Fela sur la musique de nos régions. Nous vous souhaitons une bonne écoute…
« African Giant » – Burna Boy
« African Giant » est la chanson éponyme du LP (2019) de Burna Boy, qui avait été nominé aux Grammy Awards. Produit par Kel-P et Benjamz, le composition, audacieuse et posée, délivre un message ferme : un nouvel Africain est né ! C’est d’ailleurs cette vision que le chanteur afro-fusion nigérian, lauréat d’un Grammy, cherche à transmettre à tous les africains.
[video:https://youtu.be/yC2qh3MANvs width:850 height:480 autoplay:0]
« An African » – Rex Omar
« An African » (2018) est un single du vétéran du highlife ghanéen, le panafricaniste Rex Omar. Enregistré en afrobeat, sur un air qui rappelle Fela Kuti, la piste associe l’anglais et le français, pour appeler à l’unité de l’Afrique et à l’abolition des frontières artificielles qui séparent nos pays. Il charge également les Africains de se débarrasser des stéréotypes et des perceptions qui n’engendrent pas le progrès et l’harmonie sur le continent.
[video:https://youtu.be/ITw1Fpmkh8g width:850 height:480 autoplay:0]
« Africa » – Yemi Alade ft. Sauti Sol
Ce single paru en 2016, est tiré du deuxième album studio de la nigériane Yemi Alade, également appelée Mama Africa. Le morceau, tout comme le reste de l’album, célèbre le continent qui est présenté comme une étoile brillante dans le monde. « Africa » rappelle également que notre continent est la meilleure des destinations…
[video:https://www.youtube.com/watch?v=kAPEntGix4M width:850 height:480 autoplay:0]
« A Luta Continua » – Miriam Makeba
« A Luta Continua » de Miriam Makeba est un rappel constant de l’impératif de lutter pour la libération de l’Afrique. La chanson d’inspiration mozambicaine est extraite de son album de dix titres Welela (1989). Elle a été écrite par sa fille Bongi, après la cérémonie de l’indépendance du Mozambique en 1975. « A luta continua » est une expression portugaise qui signifie que la lutte continue et elle a été utilisée par le mouvement FRELIMO pendant la guerre d’indépendance du Mozambique. Dans sa chanson, Makeba fait également référence à d’autres pays tels que le Zimbabwe, l’Angola, le Botswana, la Zambie, la Namibie et l’Afrique du Sud. L’hymne de la chanteuse se termine par une prière solennelle, en hommage à ceux qui ont donné leur vie pour le continent.
[video:https://youtu.be/Mtl62-6pY_I width:850 height:480 autoplay:0]
« Under African Skies » – Paul Simon featuring Miriam Makeba
Cette oeuvre est tirée de l’album Graceland (1986) du chanteur américain Paul Simon, qui l’a popularisé en Afrique du Sud. Mettant en vedette Miriam Makeba, « Under African Skies » est l’une des rares compositions qui ont réussi à allier avec brio le folk américain à des musiques traditionnelles africaines. La chanson a été enregistrée dans la ville moderne de Johannesburg, et certaines séquences ont été prises dans un atmosphère tribal.
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« Mama Africa » – Kids United featuring Angélique Kidjo et Youssou N’Dour
Pour soutenir les enfants réfugiés, déplacés et vulnérables au Tchad, l’UNICEF a initié en 2017 une collaboration entre le collectif français Kids United et les stars africaines Angélique Kidjo et Youssou N’Dour. Le projet, une reprise du hit de Kidjo « Mama Africa » et dont le clip a été tourné sur l’île historique de Gorée (Sénégal), célèbre le beau soleil de l’Afrique.
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« Africa, one of a kind » – Angélique Kidjo featuring Salif Keïta et M. Eazi
Paru il y a quelques jours à peine, « Africa, one of a kind » est la dernière ode de la diva béninoise Angélique Kidjo à l’Afrique. Jouée en afrobeats, la chanson qui s’ouvre sur le refrain du tube « Africa » de Salif Keïta, enregistre la participation du maestro malien et du chanteur nigérian Mr Eazi
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« Ifrikya » – Labess
Sur « Ifrikya », le groupe algéro-québécois Labess chante l’Afrique, une terre qui guérit les cœurs et les âmes endeuillés. Le morceau est extrait d’un disque paru en 2014, dans lequel le groupe fusionne avec bonheur la rumba gitane, le flamenco et les musiques traditionnelles maghrébines comme le gnawa et le chaabi, pour rendre hommage aux pays africains toujours en quête d’indépendance, aux martyrs tombés dans leurs batailles pour le continent comme, ainsi qu’aux jeunes humiliés par les despotes politiques.
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« Ifri9ia » – Don Bigg
Don Bigg est membre de l’Ifriqya. Son morceau « Ifri9ia », tiré de l’album Byad ou khal (noir et blanc), sorti en 2009, est un cri du coeur, pour une Afrique meurtrie, qui assiste impuissante à la vente de son or et de son diamant aux plus offrants, tandis que ses enfants vivent dans la misère.
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« Ifriquia » – Fnaïr
Paru en 2014, « Ifriquia » voit le trio hip hop marocain Fnaïr comparer le continent tantôt à un lion en cage, emprisonné par les grandes puissances, tantôt à une mère nourricière tentant désespérément de protéger ses enfants. Le groupe évoque des guerres attisées par les forces obscures et appelle tous les Africains à l’unité.
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« African Jazz Mokili Mobimba » – African Jazz
Parmi les plus grands classiques de la rumba congolaise, « African Jazz Mokili Mobimba » a été composé par le guitariste Déchaux Mwamba et interprété par le groupe de jazz africain créé par le légendaire compositeur de rumba congolaise Joseph Kabasele alias Grand Kallé. Enregistré en 1961, le morceau très festif fait référence à plusieurs provinces de la RDC et à d’autres pays africains comme le Ghana et le Mali, qui étaient gagnés par la fièvre de l’indépendance des années 1960.
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« Wakafrika » – Manu Dibango
« Wakafrika » est un bel exemple d’unité africaine. Il est inclus dans un vaste projet musical du saxophoniste camerounais Manu Dibango qui reprend de grands succès africains et rassemble des ténors du continent tels qu’Angélique Kidjo, Salif Keïta, King Sunny Ade, Youssou N’Dour et Papa Wemba.
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« Live and Die in Afrika » – Sauti Sol
« Live and Die in Afrika » est la chanson éponyme du troisième album de Sauti Sol paru en 2015. Le morceau est une ode à l’Afrique, à sa riche histoire, à ses ressources et au désir de tous les Africains de continuer à créer l’histoire. L’album est autoproduit et il utilise divers sons pour créer un témoignage clair de l’évolution du groupe depuis son premier album Mwanzo en 2009. Thématiquement, il célèbre la richesse du continent en diversité culturelle, en talents et en ressources naturelles. Bien que la vidéo ait été tournée à Nairobi, au Kenya, l’idéologie qui la sous-tend reflète le désir d’unité des Africains du continent et de la diaspora pour une prospérité et un bien-être partagés, pour un continent de citoyens libres et d’horizons élargis, où le plein potentiel de la jeunesse est réalisé. 5 ans après la sortie de cette chanson, Sauti Sol est devenu un acteur majeur sur la scène musicale africaine et a remporté de nombreux prix internationaux, notamment des distinctions aux BET Awards, aux MTV Europe Music Awards et aux MTV Africa Music Awards.
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« Born in Africa » – Philly Bongoley Lutaaya
« Born in Africa » est la chanson éponyme d’un album de Lutaaya parue en 1986, qu’il a sorti après son déménagement à Stockholm, en Suède, au milieu des années 1980. Il y déclare son amour pour le continent, riche en musique et en danses. Lutaaya reste le musicien le plus célèbre en Ouganda pour son célèbre catalogue de Noël ; il a été la première personnalité publique en Ouganda à révéler qu’il avait le sida.
1986 est une année importante dans le calendrier politique ougandais, car c’est à ce moment que le président Yoweri Museveni est entré en fonction après s’être allié aux rébellions qui ont renversé le règne de son prédécesseur Milton Obote. L’année a également marqué la fin de la guerre de Bush ougandaise – une guerre civile menée depuis 1980 par le gouvernement officiel ougandais et sa branche armée, l’Armée de libération nationale ougandaise, contre plusieurs groupes rebelles, notamment l’Armée de résistance nationale, qui est actuellement le parti politique au pouvoir. Lutaaya est décédé en 1989 à l’âge de 37 ans, et un an plus tard, le réalisateur de documentaires canadien John Zaritsky a sorti le film Born In Africa sur sa vie et sa musique.
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« Afrika Yetu » – Mbaraka Mwinshehe
Cette chanson a été publiée dans les années 1960 par feu Mbaraka Mwinshehe après l’accession de la Tanzanie à l’indépendance avec Julius Nyerere comme Premier ministre en 1961. C’était un appel à tous les pays africains à s’unir et à s’entraider dans la lutte pour l’indépendance. Mwinshehe croyait que le continent ne pourrait jamais être totalement libre. La Tanzanie a joué un rôle important en aidant les mouvements de libération africains tels que le Front de libération du Mozambique (FRELIMO). Nyerere était une figure clé dans la lutte contre la domination étrangère et a contribué à vulgariser le concept d’unité panafricaine. Mwinshehe lui, était un auteur-compositeur et guitariste exceptionnel en Afrique de l’Est des années 1970. Il a fait de nombreuses tournées au Kenya et en Tanzanie avant sa mort prématurée à 34 ans en 1979. Il a été salué comme un digne rival du guitariste de jazz congolais et leader du groupe de jazz TPOK Franco Makiadi.
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