« Wiri wiri », quand Alibéta cogite sur l’existence
By Inhouse team
12 Sep 2018 - 11:49
Le chanteur sénégalais Alibéta a fait paraître son tout nouveau single « Wiri wiri », ce mercredi 12 septembre 2018.
« Wiri wiri » est une expression wolof (langue du Sénégal), dont l’ambivalence a été parfaitement exploitée par Alibéta, pour donner plus de pertinence à son message.
Couramment, la locution désigne un cycle infini ; mais « Wiri wiri » renvoie aussi à l’idée d’un passage obligatoire. Les deux sens de l’expression ont été parfaitement conciliés par l’artiste dans sa nouvelle proposition, qui aborde en musique, la délicate question de l’existence.
Inspiré de la cosmogonie sérère (ethnie du Sénégal dont il est issu), le single d’Alibéta présente la vie comme un cycle éternel, où la très redoutée épreuve de la mort par laquelle tout vivant devrait passer, est perçue comme une phase de renaissance.
L’Afrique, longtemps soumise et brimée par les autres, est appelée la première à renaître à travers ce chant. À notre équipe de rédaction, l’auteur a confié :
Ce single participe d’un travail de décolonisation de l’Afrique, qui ne devrait pas se faire qu’à l’échelle politique et économique comme on le pense très souvent, mais aussi au niveau culturel.
Nous jouissons d’un immense patrimoine porté par nos cosmogonies anciennes, qui pourrait aujourd’hui nous aider à repenser notre relation avec la nature, l’environnemment et nos semblables.
[video:https://www.youtube.com/watch?v=ouheabYZqI0&feature=youtu.be width:850 height:480 autoplay:0]
Bien plus qu’une simple oeuvre musicale, « Wiri wiri » prend l’aspect d’un discours philosophique d’une rare profondeur, prononcé par un artiste quelque peu excentrique, qui n’a pour désir que de participer à la renaissance spirituelle de son continent.
Le morceau qui loue la grandeur de Roog Sen (être omnipotent et transcendant de la culture sérère), clame aussi l’unité culturelle d’une Afrique aux réalités à la fois plurielles et ressemblantes.
Pour Alibéta, admirateur du travail de l’histoirien sénégalais Cheikh Anta Diop, toutes les cosmogonies du continent noir sont strucutrées de la même façon, autour d’un principe divin et des ancêtres.
Son message, Alibéta compte sur la capacité d’abstraction du public africain pour en saisir la quintescence. La musique elle aussi, imprimée d’un style de fusion que l’artiste qualifie lui-même d’ « afro-cosmique » (mélange d’influences traditionnelles et de sonorités actuelles), devrait faciiter l’élévation.
Dans le souci d’atteindre un public plus large, l’oeuvre chantée en sérère, est sous-titrée en français et en anglais.
« Wiri wiri », réalisé par ONI et Tic_Tac 221 Film, paraît en prélude au prochain album d’Alibéta annoncé pour l’an prochain. L’opus est d’ores et déjà présenté comme le rendu d’un travail de recherche sur les cosmogonies africaines et sur celles du monde dans sa globalité.
Le single est distribué au Sénégal par Ziksen.
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