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« Faya Tess-Quelques classiques de Tabu Ley » dans les bacs

Music In Africa Foundation

By Music In Africa Foundation

06 Jan 2015 - 11:13

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À un an de la disparition du Seigneur Tabu Ley, Faya Tess, la Sirène d'eau douce, rend hommage à l’illustre auteur-compositeur-interprète des deux rives du fleuve Congo. Pour se trouver dans la reprise des titres emblématiques de Ley, Caën Madoka et Nyboma Kanta sont venus mettre leur touche vocale et rythmique : purs instants de rumba en douze titres

 

Faya Tess. (ph) www.afriqueredaction.com

Pour l’instant, dans l’entourage du fondateur de l’orchestre de l’Afrisa International, en attendant de produire les inédits au public, l’heure est à la reprise des chansons connues. Faya Tess, née Kishila Ngoyi,  de sa voix grave enveloppée de velours, est la première à s’y atteler. L’idée de la reprise des classiques du Seigneur Ley est née « de Tabu Ley lui-même après l’écoute de la chanson Mongali reprise dans l’album « Désolé »…Depuis, les amis des réseaux sociaux m’ont encouragé à oser pour plus de titres. J’ai eu le soutien de Vincent Gomez pour réaliser le projet, à qui j’exprime toute ma reconnaissance », confie la Sirène. La ballade dans le temps à travers « Songi songi », « Ekeseni », « Silikani », « Mundi » ou « Chéri Samba » est un échantillon de ce que Tabu Ley nous a laissé.

En effet, précise Faya Tess, «  l’héritage artistique de Tabu Ley est varié et d’une richesse énorme. En tant qu’une des proches de ce talentueux musicien, d’une façon ou d’une autre, je me devais de lui rendre hommage, continuer de faire vivre son œuvre intemporelle. Pour l’ensemble de son œuvre, les bonnes mélodies sont exquises. Les mélomanes des deux Congo s’en emparent, se les approprient et les perpétuent à travers les générations ».

Durant 2014, sur les plateaux de télés spécialisées et les radios FM, les mélomanes ont découvert Youssoufa, le fils de Ley, occupant le hautVisuel de l’album Faya Tess-Quelques classiques de Tabu Ley des hits avec un répertoire composé de « Fétiche des ancêtres », l’une des chansons phare du premier artiste de l’Afrique subsaharienne à se produire à la mythique salle de l’Olympia à Paris. Cet artiste n’est autre que Tabu Ley, son père. « Je suis ravie de voir des jeunes occuper le devant de la scène musicale avec les tubes du Seigneur Ley. Une raison légitime de prouver que Ley demeure un artiste visionnaire ».
À propos de Faya Tess, c’est en 1986 qu’elle est arrivée au sein de l’orchestre Afrisa International. Très rapidement, sa collaboration avec Tabu Ley s’est avérée une réussite. Durant une dizaine d’années, les mélomanes se réjouiront sur les prouesses d’une chanteuse et danseuse hors pair, si talentueuse qu’elle deviendra incontournable auprès du Seigneur Rochereau. Ensemble, ils aligneront les tubes dans des albums comme « Camarade O » en 1986, « Moto akokufa » en 1989. En 2000, elle commence une carrière solo. C’est l’occasion de côtoyer d’autres univers musicaux comme ceux de Cheb Kalled, Sam Manguana ou Lokua Kanza. Au finish, des albums comme « Adieu » « Libala ya temps plein »
La sortie de l’opus à la proximité de Noël est un cadeau qui marque une vie. « Mokolo na kokufa » est l’une des chansons prophétiques de Ley sur le thème de la mort de la chair un jour. À défaut de la mort de ses classiques, il est ressuscité par Faya Tess qui affirme que « les classiques du Seigneur Ley ne s’éteindront jamais et resteront toujours le socle de la musique congolaise ».

 Par Marie Alfred Ngoma
Source: Adiac Congo

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